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Décorations

Médailles et décorations françaises


décorations


Ordre dans lequel les décorations doivent être portées.


" Un rang de préséance est fixé, par décret, pour : Légion d'Honneur, Croix de la Libération, Médaille Militaire, Ordre National du Mérite.Pour les autres, l'usage établi prévaut :récompenses pour faits de guerre et activités patriotiques.»

Liste officielle, en date du 19 juin 2003.

Cliquer sur la miniature pour consulter les fiches informatives


Méda. Décoration
décoration Légion d'Honneur
decoration Croix de la Libération
décoration Médaille Militaire
décoration Ordre National du Mérite
décoration Croix de Guerre 14-18
décoration Croix de Guerre 39-45
décoration Croix de Guerre des Théatres d'Opérations extérieures
décoration Croix de la Valeur Militaire
décoration Médaille de la Gendarmerie Nationale
décoration Médaille de la Résistance
décoration Médaille des Évadés
décoration Croix du Combattant Volontaire. 14-18
décoration Croix du Combattant Volontaire 39-45
décoration Croix du Combattant Volontaire
décoration Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
décoration Croix du Combattant

D'autres décorations se portent sans ordre imposé si ce n'est l'ancienneté d'obtention.



Méda. Décoration
décoration Médaille de la Reconnaissance Française
decoration Médaille de reconnaissance de la Nation
décoration Médaille des Blessés
décoration Médaille commémorative du Maroc
décoration Médaille des Services Volontaires dans la France Libre
décoration Médaille commémorative de la guerre 39-45
décoration Médaille commémorative de la Campagne d'Italie 43-44
décoration Médaille commémorative de la campagne d'Indochine
décoration Médaille commémorative des Opérations de l'ONU en Corée 1952
décoration Médaille commémorative des Opérations de sécurité et de maintien de l'ordre en Afrique du Nord
décoration Médaille commémorative des opérations au Moyen Orient
décoration Médaille commémorative Française
décoration Médaille des services militaire volontaire
décoration Médaille du Service National









La Légion d'honneur



L'ordre national de la Légion d'honneur est une décoration honorifique française.
Elle a été instituée le 19 mai 1802 par Napoléon Bonaparte.

Historique et description

La Révolution française avait, en effet, aboli toutes les décorations de l'Ancien Régime et les généraux, sous la Convention, avaient pris pour habitude d'attribuer des armes d'honneur (fusil d'honneur, sabre d'honneur, ou encore tambour d'honneur) pour récompenser les actes de bravoure.

L'association des mérites militaires et civils (la répartition actuelle est environ 2/3 1/3), permet à l'ordre de survivre à tous les régimes jusqu'à aujourd'hui, où on dénombre plus de 110 000 légionnaires.

Les légionnaires sont distingués selon trois grades (nombre entre parenthèses) : chevalier (100 000), officier (10 000), commandeur (1 250), et deux dignités : grand officier (250) et grand-croix (75). Dix pour cent sont des femmes.

L'ordre a été remis également à des villes Luxembourg, Liège, Belgrade, Stalingrad et dernièrement, Alger en 2004), des régiments, des écoles (dont l'École polytechnique), des communautés et des entreprises (dont la SNCF).

La Légion d'honneur n'est pas réservée aux Français : elle est aussi attribuée à titre protocolaire aux chefs d'État, premiers ministres, membres de gouvernement et ambassadeurs étrangers lors de leur venue en France, et à quiconque a servi les intérêts de la France. Par exemple, le 19 février 1999, le président de la République Jacques Chirac a remis l'insigne à des anciens combattants américains de la Première Guerre mondiale.

L'admission et l'avancement dans l'ordre sont prononcés dans la limite de contingents fixés par décret du président de la République pour une période de trois ans. Ces contingents sont répartis entre les différents ministres qui adressent les propositions au grand chancelier. L'accès à l'ordre ne peut se faire dans un grade supérieur à celui de chevalier, sauf quand il s'agit d'honorer une personnalité étrangère : c'est alors en fonction du rang protocolaire des récipiendaires (ainsi le prince Albert de Monaco a été directement élevé à la dignité de grand officier de l'ordre en 1984).

L'attribution est presque automatique pour les anciens ministres, les préfets honoraires, les anciens députés ou sénateurs (les ministres et parlementaires en activité sont exclus du champ sauf pour faits de guerre), les hauts magistrats et les membres du corps diplomatique. L'obtention d'une médaille d'or aux Jeux olympiques est une promotion spéciale. L'armée obtient cinquante pour cent des places et les autres professions bien représentées sont les policiers, les pompiers, les élus, les hauts fonctionnaires et les représentants des cultes. De plus, à l'origine,les descendants de trois générations successives de décorés de la Légion d'honneur obtenaient ladite décoration par l'hérédité.

L'insigne est une étoile à cinq rayons doubles émaillés de blanc, les dix pointes boutonnées. L'étoile et les boutons sont en argent pour les chevaliers, en vermeil pour les officiers. Les rayons sont reliés par une couronne, d'argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (à droite) et de laurier (à gauche) et dont les extrémités inférieures, entrecroisées, sont attachées par un nœud. Le centre de l'étoile présente un médaillon en or avec l'effigie de la République, entourée d'un cercle bleu, portant les mots : REPUBLIQUE FRANÇAISE. L'étoile est suspendue à une couronne, d'argent ou de vermeil suivant le grade, émaillée de vert et composée de feuilles de chêne (cette fois-ci à gauche) et de laurier (cette fois-ci à droite). Au revers, le médaillon d'or porte deux drapeaux tricolores avec l'inscription Honneur et Patrie en exergue ainsi que la date de création de l'ordre : 29 floréal An X.

L'insigne est suspendu à un ruban rouge peut être hérité de l'Ordre militaire de Saint-Louis. La dimension de l'insigne en vermeil des commandeurs est de moitié plus grande que celle des deux premiers grades. Il comporte une rosette pour les officiers. L'insigne des commandeurs est suspendu à une cravate. Les grands officiers portent la croix d'officier mais aussi une plaque sur le côté droit de la poitrine. Les grand-croix portent la même plaque, mais en vermeil, sur le côté gauche de la poitrine. Leur croix de vermeil, presque du double de celle des deux premiers grades, se porte en écharpe, suspendue à un large ruban rouge qui passe sur l'épaule droite.

En tenue civile, les chevaliers portent à la boutonnière un ruban rouge, les officiers une rosette rouge, les commandeurs une rosette rouge sur demi-nœuds en argent, les grands officiers une rosette rouge demi-nœuds moitié argent moitié or, et les grand-croix une rosette rouge sur demi-nœuds en or. Le demi-nœuds est vulgairement appelé " canapé ".

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L'Ordre de la Libération




HISTORIQUE


En réponse à l'invasion de la Pologne par les troupes hitlériennes, l'Angleterre puis la France déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.

Commence alors la " drôle de guerre " ; la Belgique capitule, les lignes de défense franco-britanniques sont enfoncées et le 14 juin les forces du Reich entrent dans Paris.

Le 16 juin 1940, le président du conseil Paul Reynaud démissionne et se trouve remplacé par le maréchal Pétain.

Ce même jour, le général de Gaulle alors sous-secrétaire d'état à la défense nationale et à la guerre depuis le 5 juin décide de rejoindre l'Angleterre.

Après le célèbre appel lancé par le Général de Gaulle, " Chef des Français Libres " le 18 juin 1940, la France se devait de récompenser les acteurs de la Libération du pays.

En octobre 1940 au Cameroun de Douala, le général fait part au capitaine de vaisseau Thierry d'Argenlieu de ses intentions politiques et précise : " ..... je suis décidé à créer un insigne nouveau face à l'imprévisible conjoncture. Il récompensera ceux des nôtres qui se seront signalés dans cette haute et âpre campagne, pour la libération de la France ..... ".

Et de Brazzaville, il lance l'acte N° 7 du 16 novembre 1940 pour instituer la création de cette décoration parallèlement à ses décisions politiques en accord avec la Grande-Bretagne fixant les statut de la France Libre (27 octobre 1940) et création d'un Conseil de Défense de l'Empire pour administrer les territoires français d'outre-mer ralliés.

Les premiers projets font état de la création d'un " Ordre de la Délivrance " dont les membres seraient les " Croisés de la Délivrance ".

Le choix du terme " Croisés " regroupe parfaitement comme au Moyen-Âge l'idée de serviteurs d'une cause et d'un idéal presque religieux.

Par les circonstances de sa création, il se rapproche et fait penser aux grands ordres tels que celui de Malte, de l'Ordre de Saint-Michel (crée en 1469 par Louis XI). Celui-ci combattant le duc de Bourgogne, Charles Le Téméraire, décida de créer un ordre afin d'encourager ses vassaux à rejoindre sa bannière.

Mais le général de Gaulle fait appel au professeur René Cassin qui en règle les textes et définit avec ses collaborateurs du terme " Compagnon ".

L'insigne est conçu alors que les textes définitifs de l'ordonnance sont en cours de rédaction.

Les détails sont fixés à Londres par le décret du 29 janvier 1941 qui règle l'organisation de l'Ordre et définie les caractéristiques de l'insigne.

Un seul et unique grade qui se porte sur la poitrine à gauche juste après la Légion d'Honneur et avant la Médaille Militaire.

La première promotion du 29 janvier 1941 fut de 9 membres dont 4 à titre posthume. Les cinq compagnons formèrent le Conseil de l'Ordre avec le Capitaine de vaisseau Thierry d'Argenlieu comme premier Chancelier, le gouverneur général de l'Afrique Equatoriale Française Félix Eboué, le lieutenant Emmanuel d'Harcourt, Edmond Popieul officier de la marine marchande et Henry Bouquillard adjudant dans les forces aériennes françaises libres.

Soit un moine, un guyanais, un noble, un officier de marine et un sous-officier tous représentatifs d'être des combattants sans distinction de classe et d'origine pour libérer la France sous l'appel du général de Gaulle.

Ils continuaient d'assurer les missions de combats tout en étant tenu de se réunir régulièrement si les opérations le permettaient. (décret du 29 janvier 1941).

BÉNÉFICIAIRES

L'article 1er de l'ordonnance précise que les nominations dans l'Ordre de la Libération était destiné à récompenser " les personnes ou les collectivités militaires et civiles " qui s `étaient " signalées dans l'œuvre de la libération de la France et de son Empire ".

(Ordonnance N° 7 du 17 novembre 1940 signée à Brazzaville).

Mais il est à noter qu'il s'agissait de services exceptionnels dans des situations exceptionnelles et restituent l'histoire des combats de la France Libre et de la Résistance ce que repris m'ordonnance du 7 janvier 1944.

Une note émanant de la Chancellerie datée du 4 mai 1944 précise " soit les actes de courage exceptionnels, soit les services éminents rendus à la cause de la Libération au prix de sacrifices importants ou de risques considérables, soit de somme d'actes ou de services remarquables qui ne sont pas exclusivement des services combattants".

Il en résulte une volonté de réduction d'admission qui conduit à la création d'une véritable élite chevaleresque où chacun se trouve à égalité quel que soit le grade (soldat à général), quel que soit l'âge, sa nationalité ou son statut (militaire ou civil).

Les bénéficiaires étaient désignés sous l'appellation de " Croisés de la Libération".

CONDITIONS D'OBTENTION

Les propositions étaient établies par les chefs hiérarchiques dans le cas des militaires et par les chefs de réseaux dans le cas des résistants.

Le Conseil de l'Ordre examinait ensuite les propositions et se prononçait pour l'admission, mais seul le général de Gaulle en décidait !

Durant certaines périodes d'opérations, il déléguait à certains officiers la qualité d'attribuer un nombre de Croix sur le terrain tout en se laissant " l'honneur " d'entériner les noms.

Les conditions d'admissions dans l'Ordre relevaient d'un caractère exceptionnel.

Absence d'un Conseil permanent ; absence de procédure réglementaire, urgences, .....

La clandestinité entraîna des nominations sous pseudonyme comme Jean Moulin sous le nom de caporal Mercier.

L'Ordre de la Libération fut créé pour un temps déterminé jusqu'à ce que la mission soit accomplie !

La Croix

Le projet est réalisé par le capitaine des Forces Françaises Libre, Tony Mella et la maquette est exécutée par une succursale londonienne (établissement John Pinches) du fameux joaillier Cartier qui fabriqua les premières croix.

Après la Libération, la réalisation fût confiée à la Monnaie de Paris.

Ruban :

De couleur verte rayé de deux filets noirs verticaux et bordé de deux bandes cinq fois plus épaisses de la même couleur (second modèle).

Le premier modèle portait seulement deux rayures noires mais en diagonale à l'identique des décorations britanniques. Le ruban est fixé à un anneau rectangulaire sur lequel est fixée la poignée du glaive. Ils furent décernés jusqu'en aôut - septembre 1942.

La couleur verte symbolise l'Espérance de la Patrie et la noire, le deuil, la souffrance et l'occupation de la France.

Il est à noter que les rubans de la première version possèdent une valeur supplémentaire puisqu'ils permettent de situer une datation dans l'Ordre de leurs titulaires.

Croix " Insigne " :

Appelé " Croix de la Libération " est un écu en bronze poli rectangulaire de 33 mm de haut sur 30 mm de large, portant un glaive (60 mm de haut sur 7 mm de large) dépassant en haut et en bas, la poignée vers le haut où est gravée la croix de Lorraine en noir.

La lame du glaive est chargée d'une croix de Lorraine noire. Au revers, l'inscription en exergue " PATRIAM SERVANDO VICTORIAM TULIT ", " En défendant la Patrie, il a remporté la Victoire ".

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La Médaille Militaire



L'une des décorations les plus prestigieuses au monde, mais aussi des plus originales puisqu'elle récompense à la fois les soldats, gradés et sous-officiers et les généraux ayant commandé en chef devant l'ennemi.

HISTORIQUE :
Par un coup d'état, dans la nuit du 1er au 2 décembre 1851, Louis-Napoléon, Président de la IIe République, ouvre la voie à une restauration de l'Empire : l'Assemblée Nationale et le Conseil d'État sont dissous, le suffrage universel rétabli et un plébiscite annoncés. Les 21 et 22 décembre, le pays apporte son soutien au Prince-Président. Le 14 janvier 1852, il promulgue une nouvelle constitution, lui donnant l'ensemble des pouvoirs pour une durée de dix ans. Huit jours après par décret du 22 janvier, il institue La Médaille Militaire.
C'est dire l'importance de cette décoration ! D'autant plus que, s'il replace l'effigie de Napoléon 1er sur l'insigne de la Légion d'Honneur (décret du 16 mars), c'est sa propre effigie qu'il n'hésite pas à mettre, avec son prénom "Louis-Napoléon" sur l'avers de la Médaille qu'il a créée et décrite dans un décret du 29 février.
Elle est de plus surmontée de l'aigle impériale, tenant deux éclairs de foudre dans ses serres. Le message est clair : l'annonce du retour de l'Empire des Bonaparte est évident.
Le modèle de l'insigne est sans doute l'oeuvre du graveur général des Monnaies "Barre". Auteur également des médailles de Crimée, d'Italie et du Mexique.
Ce décret du 22 janvier outre la création de la Médaille Militaire, réglait aussi l'emploi par l'État des biens confisqués à la famille de Louis-Philippe. Le Prince-Président y glissa deux articles (le 11 et le 12) créant la Médaille.
Le texte du 29 février lui était entièrement consacré.
Décoration de souverain et non de Président, la Médaille Militaire reçoit de plus un ruban jaune bordé de vert qui rappelle celui de l'Ordre de la Couronne de Fer que Napoléon 1er avait établi en 1805 pour son royaume d'Italie. Il n'y a aucun rapport entre ces deux décorations si différentes. Mais il est à remarquer, que l'Empereur portait l'insigne de son Ordre italien à côté de sa Légion d'Honneur ; son neveu fera de même pour sa Médaille Militaire.
Pour l'histoire : une note retrouvée dans les Archives de la Guerre (accompagnée de l'original du décret du 19 février 1852) explique le choix du ruban. Le ruban de la Couronne de Fer était orange. Le Prince a retenu le jaune pour la Médaille Militaire, car avec le temps, l'orange vire au jaune comme on peut le constater au Musée de la Légion d'Honneur.
Toutefois, cette décoration répond à un réel besoin.
En France, il n'y avait jamais eu de décoration réservée à la troupe et aux sous-officiers. Sous l'Ancien Régime, les actes de courage et bravoure étaient récompensés par l'avancement et des avantages financiers sous formes de pensions diverses. Les médaillons de vétérans récompensant l'ancienneté.
Sous le Consulat, il y eut les Armes d'Honneurs puis la Légion d'Honneur, mais qui étaient décernées aussi aux officiers et pour l'Ordre aussi aux civils. Nombreuses furent les actions héroïques sans récompense sous l'Empire. Phénomène qui s'accrut avec la conquête de l'Algérie sous le règne de Louis-Philippe.

Avant de créer la Médaille, le Prince-Président distribua des témoignages officiels de satisfaction signés de sa main et comportant un diplôme richement décoré destiné à être encadré.
En janvier 1852, il arrêta les quatre traits caractéristiques de "cette marque individuelle" qu'il allait créer :

*elle prendrait l'aspect d'une médaille ;
*elle serait la Médaille Militaire pour couronner la haute vertu militaire ;
*elle serait attribuée aux soldats, matelots, sous-officiers et assimilés ;
*elle comporterait d'une part une rente et serait d'autre part la récompense *suprême des généraux.

Il fut soutenu dans son projet par son demi-frère, le duc de Morny, et le général de Saint-Arnaud, ministre de la Guerre. Le 21 mars 1852 eut lieu dans la cour des Tuileries, la première remise de Médailles Militaires à des sous-officiers et soldats cités à l'ordre ou blessés.
Le 10 mai 1852, la seconde remise eut lieu sur le Champ de Mars, devant la foule parisienne. Aux 1700 soldats et sous-officiers décorés s'ajoutèrent deux généraux,anciens de la Grande Armée, les comtes Reille et Vaillant,qui venaient d'être élevés à la dignité de Maréchal de France.
Sous le Second Empire, 43 Médailles Militaires furent remises à des généraux et amiraux. Chiffre exceptionnellement élevé. La III République conserva ce système qui valorisait le corps entier des Médaillés Militaires. Le prestige de cette décoration fut encore renforcé par sa remise aux Maréchaux de la Première Guerre Mondiale.
Le général Foch la reçut le 21 décembre 1916. Les généraux Joffre et Gallieni, le furent également. Le symbole de cette décoration était très fort : Le général Lyautey fut décoré au Maroc par un sous-officier, l'adjudant Caviglioli lui-même médaillé. On estime à un million le nombre de Médailles Militaires attribuées depuis sa création en 1852 à des soldats, marins, gradés et sous-officiers ou officiers de maistrance. L'administration de la Médaille Militaire a été confiée dès l'origine (article 7 du décret du 29 février 1852) à la Grande Chancellerie de la Légion d'Honneur.
Cette décoration est gérée par le Grand Chancelier. Elle est actuellement régie par le Code de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire,promulguée par le général de Gaulle en 1962.

BÉNÉFICIAIRES & CONDITIONS D'OBTENTION :

La Médaille Militaire récompense les militaires et assimilés non officiers, conformément à l'article R.136 du Code de la Légion d'Honneur et de la Médaille Militaire instituée par le décret du 28 novembre 1962. Elle peut aussi être concédée (décret pris en Conseil des ministres) aux Maréchaux de France et aux officiers généraux, grand'croix de la Légion d'Honneur, qui en temps de guerre ont exercé un commandement en chef devant l'ennemi ou ont rendu des services exceptionnels à la Défense Nationale (ce dernier cas date d'un décret présidentiel du 5 mai 1950). Elle peut être attribuée :

à ceux qui comptent huit années de services militaires ;
à ceux qui ont été cités à l'ordre de l'armée quelle que soit leur ancienneté de service ;
à ceux qui ont reçu une ou plusieurs blessures en combattant devant l'ennemi ou en service commandé
à ceux qui se sont signalés par un acte de courage ou de dévouement méritant récompense.
Par ailleurs, le ministre de la Défense est autorisé à décerner la Médaille Militaire, soit directement, soit par voie de délégation, dans un délai d'un mois, aux militaires et assimilés, non officiers, tués ou blessés dans l'accomplissement de leur devoir.

Les deux premières femmes à avoir obtenu la médaille militaire, le 17 juin 1859, furent : Madame Rossini,née Barbe Jeanne Marie, cantinière aux zouaves de la Garde et Madame Trimoreau, née Dagobert Madeleine, cantinière au 2e zouaves.

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L'Ordre National du Mérite




La création de l'ordre national du Mérite en 1963 s'inscrit dans une réflexion approfondie menée par la Grande chancellerie et le Grand Maître sur la nécessaire révision de la Légion d'honneur, seul ordre national par trop sollicité, et sur l'ensemble des autres décorations françaises, composé en particulier de nombreux ordres ministériels trop spécialisés.

Deuxième Ordre National après celui de la Légion d'Honneur, l'Ordre National du Mérite est aussi le plus jeune Ordre français et le second Ordre de chevalerie (avec l'Ordre de la Libération) a avoir été créé par le général de Gaulle.

Historique :

Le général de Gaulle signe le 3 décembre 1963 le décret instituant et organisant l'Ordre National du Mérite destiné à récompenser les " mérites distingués " civils et militaires. Ce faisant, il réserve à l'Ordre de la Légion d'Honneur la récompense des " mérites éminents ".

Cet acte clarifie une situation complexe :

la création d'un second Ordre national permet d'appliquer les décisions du nouveau Code de la Légion d'Honneur qui vise à revaloriser le premier Ordre français.

cette création règle le problème de la profusion des Ordres de Mérite et d'Outre-Mer. Seize de ceux-ci sont supprimés. Seuls sont conservés, en raison de leur importance, les Palmes Académiques, le Mérite Agricole,le Mérite Maritime et l'Ordre des Arts et des Lettres.

Le nouvel Ordre s'ouvre aussi à des classes d'âge plus jeunes que celles de la Légion d'Honneur dans la mesure où les durées de services exigées sont diminuées environ de moitié.
Les femmes ne furent admises que tardivement, au XIXème siècle, dans l'Ordre de la Légion d'Honneur. Elles le furent, en revanche, immédiatement de nos jours dans celui du Mérite.

Les bénéficiaires et les conditions d'admission :

Trois personnalités sont admises de droit et de par leur fonction dans l'Ordre National du Mérite :

*le Président de la République, Grand Maître (de droit) de l'Ordre,
* le Grand Chancelier de la Légion d'Honneur, qui est Chancelier de l'Ordre National du Mérite
* et, depuis 1974, le Premier ministre après 6 mois de fonction (nommé grand'croix).

L'Ordre National du Mérite récompense les mérites distingués acquis soit dans une fonction publique, civile ou militaire, soit dans l'exercice d'une activité privée. Comme l'Ordre de la Légion d'Honneur, l'Ordre National du Mérite comprend : 3 grades (chevalier, officier,commandeur)et 2 dignités (grand officier, grand'croix). Les étrangers qui ne résident pas en France ne sont pas astreints aux règles de la hiérarchie des grades et dignités de l'Ordre National du Mérite, ceux-ci leur étant conférés en considération de leur personnalité ou des services rendus.

Les membres des Assemblées parlementaires ne peuvent être nommés ou promus dans l'Ordre. L'admission et l'avancement dans l'Ordre National du Mérite sont prononcés dans la limite des contingents fixés par décret du Président de la République pour une période de trois ans. Ces contingents sont répartis entre les différents ministres qui adressent les propositions au Grand Chancelier.

La distinction :

L'insigne est une étoile à six branches doubles,émaillées de bleu, en argent pour les chevaliers,en vermeil pour les officiers. Le centre de l'étoile est entouré de feuilles de laurier entrecroisées et représente l'effigie de la République,entourée d'un cercle portant les mots : " République Française ". Elle est surmontée d'une couronne d'attache de feuilles de chêne entrecroisées, en argent pour les chevaliers, en vermeil pour les officiers. Le revers porte deux drapeaux tricolores,aux hampes entrecroisées, entourés d'un cercle portant l'inscription : " Ordre National du Mérite " et la date de fondation de l'Ordre : " 3 décembre 1963 ".

L'insigne est suspendu à un ruban en moire " bleu de France ", reprenant la couleur du ruban du Mérite Militaire de l'Ancien Régime et de l'Ordre de la Réunion de l'Empire. Il comporte une rosette pour les officiers. L'insigne des commandeurs est suspendu à une cravate.

Les grands officiers portent la croix d'officier mais aussi une plaque sur le côté droit de la poitrine.
Les grand'croix portent la même plaque, mais en vermeil, sur le côté gauche de la poitrine. Elle se porte en écharpe, suspendue à un large ruban bleu de France qui passe sur l'épaule droite.

L'organisation de l'Ordre :

Elle est calquée sur celle de la Légion d'Honneur et bien que l'Ordre National du Mérite ait son organisation, sa discipline et sa hiérarchie, sa création n'a pas entraîné de structures nouvelles.

Le Grand Maître et le Chancelier :
Le Président de la République est de droit Grand Maître de l'Ordre et grand'croix. Le Grand Chancelier de la Légion d'Honneur est de droit Chancelier de l'Ordre National du Mérite et grand'croix. Il a les mêmes responsabilités et fonctions dans les deux Ordres nationaux.

Le Conseil de l'Ordre :
Le Conseil est présidé par le Grand Maître lorsqu'il le juge utile ou par le Chancelier. Il comprend dix membres. Ils sont nommés par décret du Président de la République. Moins nombreux que celui de la Légion d'Honneur (composé de seize membres), ses membres offrent un éventail de personnalités civiles et militaires.

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Croix de Guerre 14-18



Durant la Première Guerre mondiale, le besoin de créer une récompense pour les combattants s'est fait sentir très rapidement. Il existait bien la " citation à l'ordre ", mais ce n'était qu'un témoignage écrit, dans les communiqués, les états de service et le livret militaire.

L'écrivain Maurice Barrès, député de Paris, propose un projet de médaille pour décorer les soldats après un exploit particulier. Le 23 décembre 1914, le député Bonnefous, dépose une proposition de loi pour instituer pour les combattants, une médaille dite de la " valeur militaire ".

Le 28 janvier 1915, le député Driant, rapporteur de la Commission de l'armée, remet un rapport favorable et désigne cette décoration par " Croix de Guerre ". La Croix de Guerre fut créée par la loi du 8 avril 1915, confortée par un décret d'application du 23 avril 1915. À chaque citation correspond un insigne différent qui s'agrafe sur le ruban :

Citation à l'ordre du régiment : étoile de bronze

Citation à l'ordre de la brigade : étoile de bronze

Citation à l'ordre de la division : étoile d'argent

Citation à l'ordre du corps d'armée : étoile de vermeil

Citation à l'ordre de l'armée : palme de bronze ( un décret ultérieur précisa qu'une palme d'argent remplace cinq palmes de bronze )

- l'aviateur Fonck avait sur son ruban d'une longueur impressionnante 30 palmes !

RUBAN : 37 mm reprenant les couleurs de la médaille de Sainte-Hélène vert avec liseré rouge à chaque bord et comptant cinq branches rouges verticales.

MEDAILLE : C'est au sculpteur Bartholomé qu'est dû le modèle définitif.

Croix en bronze florentin à quatre branches avec deux épées croisées. Le centre représente à l'avers le profil droit de la République coiffée d'un bonnet phrygien, et au revers, selon les millésimes successifs, les inscriptions 1914-1915, 1914-1916, 1914-1917, 1914-1918.

Le nombre de titulaires de la Croix de Guerre 1914-1918 n'est connu de personne.

Les renseignements du ministère de la guerre estiment à 2 055 000 citations attribuées au 1er mars 1920. Ce chiffre ne tient pas compte des citations à titre posthume et des Croix de Guerre accompagnant d'office La Légion d'honneur et la Médaille militaire.

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Croix de Guerre 39-45





Les évènements très confus de cette période nécessitent une explication en quatre temps pour en comprendre l'historique.

C'est à l'initiative de M. Edouard Daladier, président du Conseil et ministre de la Guerre que fut instituée la Croix de Guerre par un décret-loi du 26 septembre 1939. Réalisée sur le même modèle que celle de Croix de Guerre 1914-1918, mais avec la date 1939 inscrite au revers, et suspendue à un nouveau ruban de deux bandes rouges extérieures encadrant quatre bandes vertes séparées par trois fines rayures rouges.

Le gouvernement de Vichy décide par le décret du 28 mars 1941, de supprimer la Croix de Guerre de 1939 et d'en établir une nouvelle, accordée aux titulaires de l'ancienne après étude de leurs citations. La croix reste la même, mais marquée au revers des dates 1939-1940. Le ruban vert avec sept liserés noirs, vont tristement rappeler la médaille commémorative de la guerre de 1870-1871.

Le 30 septembre 1942, le général de Gaulle crée une citation à l'ordre des Forces Françaises Libres donnant droit au port de la Croix de Guerre avec une palme en vermeil.

À Alger, le général Giraud, par décision du 16 mars 1943, remet en vigueur la Croix de Guerre avec le ruban de 1914-1918, avec au revers l'inscription 1943.

NB : La Croix de Guerre particulière créée au profit des membres de la Légion des Volontaires Français contre le bolchévisme, a été annulée par un arrêté du 28 octobre 1944.

RUBAN : Rouge, partagé par quatre bandes vertes, séparées entre elles et disposées de manière à laisser deux bandes rouges extérieures.

MEDAILLE : En bronze florentine à quatre branches avec deux épées croisées. Le centre représente, à l'avers, la tête de la République avec bonnet phrygien, orné de lauriers avec l'inscription " République française ". Au revers, les dates 1939 ou 1939-1945.

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Croix des T.O.E




La Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieurs :

Après la Première Guerre Mondiale, des troupes françaises furent engagées sur des territoires extérieurs avec des missions délicates d'encadrement ou d'intervention limitée. Tel fut le cas au Levant, en Afrique Occidentale, en Pologne, en Orient et au Maroc. Une loi du 30 avril 1921 créa une nouvelle croix de guerre pour récompenser les actes de courage accomplis au cours de ce type d'opérations.

Un arrêté du ministre de la Défense du 17 janvier 1991 a ouvert le droit à l'octroi de cette décoration en raison des hostilités engagées contre l'Irak puis par arrêté du 5 mai 1992, cette même autorité a décidé que cette distinction ne serait plus décernée.

La Croix de Guerre des Théâtres d'Opérations Extérieures (T.O.E.), commémore les citations individuelles obtenues par les militaires ou les civils au cours des opérations effectuées à l'étranger depuis le 11 novembre 1918 ou qui pourraient avoir lieu dans l'avenir, pour services de guerre caractérisés directement liés à l'expédition.

Ruban : formé de trois bandes verticales, une bande centrale bleu clair, encadrée de deux bandes rouges ayant chacune la moitié de la largeur de la bande bleue.

Médaille : conforme au modèle de la Croix de Guerre 1914-1918. Au revers : " Théâtres d'Opérations Extérieures ".

Citations : elles se distinguent de la même manière que pour la Croix de Guerre 1914-1918.

Fourragère : aux couleurs de la Croix de Guerre des T.O.E. (bleu et rouge), elle est destinée à commémorer les citations collectives dans les mêmes conditions que pour la Croix de Guerre 1914-1918.

La Croix de Guerre des T.O.E. n'est plus décernée depuis le 5 mai 1992. 140 formations militaires ont mérité de 1921 à aujourd'hui de recevoir la Croix de Guerre des T.O.E.

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Croix de la Valeur Militaire





Le 11 avril 1956 a été créée la médaille de la valeur militaire, remplacée six mois plus tard par décret du 12 octobre 1956 par la croix de la valeur militaire.

Elle était destinée aux militaires ayant fait l'objet d'une citation pour acte de bravoure dans les trois pays d'Afrique du Nord (Algérie, Tunisie, Maroc). La symbolique des citations est reprise de la croix de guerre avec des étoiles et les palmes.

Toujours d'actualité, la VM a été attribuée pendant les opérations en Mauritanie, Tchad , Zaire et Liban et plus récemment en ex-Yougoslavie et au Koweit.

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Médaille de la Gendarmerie





HISTORIQUE :

La gendarmerie nationale ainsi nommée depuis 1791 était désignée depuis le Moyen-Age sous l'appellation "Maréchaussée".

C'est une force militaire à part entière chargée de veiller à la sécurité publique en assurant le maintien de l'ordre et l'exécution des lois.

Elle regroupe multiples missions; militaires, administratives, routières et également diverses extensions; garde Républicaine, gendarmerie départementale, mobile, maritime, de l'air, des transports aériens et de l'armement.

Sur proposition du ministre de la Défense Nationale Paul Ramadier, une médaille d'honneur nommée "Médaille de la Gendarmerie Nationale" fut créée par le décret du 5 septembre 1949. Un arrêté d'application du 6 janvier 1950 et publié au journal officiel le 11 janvier 1950 complète ces dispositions.

BÉNÉFICIAIRES :

La médaille de la Gendarmerie Nationale est décernée par le ministre des Armées aux officiers et sous-officiers qui ont fait l'objet d'une citation à l'ordre de la gendarmerie.

Egalement attribuée aux personnalités étrangères à l'arme mais qui ont rendu des services importants ou qu'ils aient apporté une aide particulièrement méritoire à l'occasion de missions spéciales ayant acquis ainsi des titres de reconnaissance.

CONDITIONS D'OBTENTION :

Pour les militaires d'active il faut justifier d'actions d'éclats ayant nécessité des qualités particulières de courage et d'abnégation, accomplies à l'occasion d'un service spécial du maintien de l'ordre, soit de services exceptionnels de nature à exercer une impulsion décisive sur la technique ou le rendement général de l'arme.

A tout moment de l'année les propositions sont adressées par la voie hiérarchique à la Direction Générale de la Gendarmerie.

Pour les personnes militaires ou civiles ayant appartenu ou non à la gendarmerie, il faut accomplir des services importants, d'un caractère permanent ou d'une aide particulièrement méritoire. Dans ce cas, l'attribution de la médaille, ne peut se faire qu'après l'attribution d'une décoration.

La proposition comporte un rapport du chef de corps de la gendarmerie ayant établi le dossier avec l'adjonction d'un avis de l'autorité préfectorale si le candidat n'est pas militaire.

Dans ce cas, l'attribution de la médaille ne comporte aucune citation.

LA DISTINCTION :

Ruban :

Une bande centrale jaune de 37 mm de largeur bordée de 2 liserés blancs de 2 mm.

Cette partie centrale est encadrée de 2 bandes bleues " gendarme " de 9,5 mm dont chacune est bordée sur l'extérieur d'un liseré rouge vif.

Médaille :

En bronze et de la création de Olivier, elle représente un heaume empanaché reposant sur une épée avec l'inscription " Gendarmerie Nationale ".

Au revers, une couronne de feuille de chêne avec la mention " Courage-Discipline ".

Bélière

Incorporée à la médaille elle représente une grenade enflammée entourée d'un feuillage.

PROTOCOLE de REMISE :

La remise de la médaille se fait au cours d'une prise d'arme de manière solennelle et selon la formule:

" Grade, nom, prénom, ….., au nom du ministre de la Défense nous vous décernons la médaille de la Gendarmerie Nationale pour le motif suivant, ….. ", lecture du texte de la citation.

PARTICULARITES :

Citations:

Pour les officiers et les sous-officiers d'active, l'attribution de la médaille est obligatoirement précédée d'une citation à l'ordre de la gendarmerie.

Cela permettant au titulaire le droit au port de la médaille avec fixation sur le ruban d'une grenade en bronze.

Le ruban comporte un nombre de grenades égal au nombre de citations obtenues successivement.

La médaille ne comporte qu'une seule classe.

Elle est accordée sans traitement et uniquement à titre individuel.

La médaille peut être décernée à titre posthume.

ANNEXE : Le ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie vient d'exprimer (début 2004) le souhait que les actions d'éclats des gendarmes soient récompensées.

" J'ai constaté que depuis quelques années il y a sur notre territoire des incendies, des inondations ou des actions dans lesquelles les gendarmes, en particulier, mettent leur vie en danger (…) et il n'y avait rien qui permette totalement de les récompenser. "

Il en résulte la volonté de réformer la médaille de la gendarmerie nationale sur le modèle de la croix de la valeur militaire, laquelle récompense les militaires lors de leurs actions à l'extérieur du territoire français.

L'actuelle médaille de la gendarmerie récompense généralement des gendarmes décédés ou grièvement blessés lors d'opérations. Cette distinction remaniée gratifiera non pas la " performance " mais le " courage, la prise de risques et de dévouement ".

Elle comportera 4 degrés.

Les gendarmes auront la possibilité d'être décorés plusieurs fois et également de concourir à l'obtention des ordres nationaux.


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Médaille de la Résistance





La Médaille de la Résistance française a été instituée, à Londres, par ordonnance du 9 février 1943 du général de Gaulle, " chef de la France combattante ". Son objet était de " reconnaître les actes remarquables de foi et de courage qui, en France, dans l'Empire et à l'étranger, auront contribué à la Résistance du peuple français contre l'ennemi et contre ses complices depuis le 18 juin 1940. " C'est la seconde, et seule, décoration créée, après l'Ordre de la Libération, pendant la Seconde Guerre mondiale, par le général de Gaulle.

La Médaille de la Résistance française a été conférée à environ 44 000 personnes vivantes, et à 20 000 autres à titre posthume, appartenant aussi bien aux Français libres qu'à la Résistance intérieure. Elle a été également attribuée à 18 collectivités territoriales (17 villes comme Lyon, Nantes, Brest ou encore l'Île-de-Sein, d'où partirent les marins pêcheurs en campagne qui furent les premiers, le 19 juin 1940, à répondre à l'appel du 18 juin, et au territoire de la Nouvelle-Calédonie), à 21 unités militaires des trois armées et à 15 autres collectivités (lycées, hôpitaux, couvents etc.).

Elle comprend deux classes, les médaillés simples et les médaillés " avec rosette ".

La médaille de la Résistance française n'est plus attribuée depuis le 31 mars 1947, sauf au titre de la Résistance en Indochine, pour laquelle le délai a été prorogé jusqu'au 31 décembre 1947.

La médaille de la Résistance française n'a été conférée que par décret du chef de la France combattante, du Président du gouvernement provisoire de la République puis, à partir du 1er janvier 1947, du Président de la République.

Elle peut encore être attribuée, à titre posthume, dans les mêmes conditions, mais uniquement à des personnes tuées pendant la guerre.

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Médaille des Évadés





HISTORIQUE :

Le député Marcel Plaisant dépose en 1935 une proposition de loi afin de créer une décoration particulière.

Elle entraîne l'attribution de la Croix de Guerre pour ceux qui selon le général Mangin "ont fait plus que leur devoir en s'évadant des geôles ennemies afin de retourner à la bataille".

Le vote de la loi du 20 août 1926 institue la Médaille des Évadés, destinée à commémorer les actes ou tentatives d'évasion des prisonniers au cours de la guerre de 1914 -1918 ou sur l'un des théâtres d'opérations extérieurs, quelle que soit la durée de captivité.

Le décret du 2 octobre 1926 fixe les détails des dispositions ainsi que du modèle de l'insigne et du ruban de la médaille.

Un décret du 7 avril 1927, complète les conditions d'obtentions de cette décoration pour les "cas particuliers" des Alsaciens et des Lorrains.

Il faut cependant patienter jusqu'au décret du 7 février 1959, complété par un arrêté du 20 mai 1959 et d'une instruction du 10 juillet 1959 pour obtenir des conditions similaires et relatives à la guerre de 1939-1945.

Une date limite (plusieurs fois reportée) fût fixée comme butoir pour la réception des demandes de décorations.

BÉNÉFICIAIRES :

Période Première Guerre Mondiale :

militaires prisonniers de guerre au cours des combats en Europe ou dans l'un des théâtres d'opérations extérieurs (évadés), qu'elle que soit la durée de captivité.

les Alsaciens et Lorrains (entre le 2/08/1914 et le 1/11/1918) échappés des rangs de l'armée allemande.

les civils internés en Allemagne ainsi que les habitants des régions occupées qui ont traversé les frontières ou ont franchi des lignes ennemies.

Sous réserve de s'être présentés à la disposition des autorités militaires françaises.

Période Deuxième Guerre Mondiale (actions comprises entre le 2 septembre 1939 et le 15 août 1945) :

Concernent les personnes susceptibles de prouver une évasion réussie selon les critères ;
d'un camp de prisonnier de guerre,
d'un lieu où elles étaient détenues ou arrêtées en raison d'acte dans la résistance,
venant d'un territoire ennemi ou occupé, ou contrôlé par les forces adverses, comportant le franchissement clandestin d'un front de guerre ou d'une ligne douanière.

Concernent les personnes en mesure de justifier ;

deux tentatives d'évasions suivies de peines disciplinaires,
d'une tentative suivie du transfert en camp de représailles ou d'une mesure de déportation reconnue par l'attribution de la Croix du Combattant Volontaire de la Résistance,
Les ALsaciens et Lorrains incorporés de force dans l'armée allemande et échappés des rangs afin de combattre dans la résistance ou ayant rejoint les rangs des armées alliées,
les Alsaciens et Lorrains échappés de leurs provinces afin de combattre l'ennemi.

* La Médaille des Évadés peut-être décernée aux étrangers dans les mêmes conditions que les Français.

Les militaires ou civils tués ou décédés des suites de blessures reçues au cours d'une évasion ont droit à la Médaille des Évadés.

CONDITIONS D'OBTENTION :
Les demandes sont à établir sur des formulaires remis par l'autorité militaire.
Relater avec soin et sincérité, les évènements et les circonstances de l'évasion. Devront être cités si possible, les noms, adresses et qualité des personnes susceptibles de confirmer cette évasion.
LA DISTINCTION :
Ruban : de couleur vert (largeur 36 mm), coupé dans le sens de la longueur de trois raies orange. Celle du milieu d'une largeur de 7 mm et celles des bords de 2 mm.
Médaille : elle est en bronze (graveur A. Dubois) et porte à l'avers l'effigie de la République Française et au revers, une couronne de feuilles de chênes avec au centre l'inscription "médaille des évadés".
Citations : la Croix de Guerre 1914-1918 ou des théâtres d'opérations extérieurs accompagne la Médaille des Évadés obtenue au cours de la grande guerre.
Pour la guerre de 1939-1945, la citation n'est accordée que dans des cas exceptionnels.
Étoile : en vermeil. Fixée sur le ruban elle indique une nouvelle attribution de la médaille lors d'une autre période d'hostilités.
CÉRÉMONIAL de RÉCEPTION :
Pas de cérémonial obligatoire.
Le diplôme délivré par l'autorité militaire suffit pour obtenir le droit au port de cette décoration.
Le document précise en outre, si l'intéressé est cité à l'occasion de son évasion.
Si la remise s'effectue au cours d'une prise d'armes, la formule consacrée est :
"grade, nom, prénom..... au nom du ministre de la Défense, nous vous décernons la médaille des évadés".
Le protocole particulier relatif à la remise de la Croix de Guerre est appliqué si la Médaille des Évadés est accompagnée d'une citation.
PARTICULARITÉS : La loi du 26 août 1926 instituant cette médaille concerne également les prisonniers de guerre, internés en Allemagne et évadés pendant la guerre de 1870-1871.
La Médaille des Évadés est un titre de guerre qui occupe une place privilégiée lors des demandes de candidature à un ordre national ou à la Médaille Militaire. La commission est exclusivement composée d'évadés, présidée par un officier général.
Les candidatures sont soumises au ministre chargé des armées.
Les dispositions initiales incluant les théâtres d'opérations extérieures, permettent de décerner la Médaille des Évadés sans nouveau texte.
Ainsi, les opérations engagées après la Deuxième Guerre Mondiale et en particulier en Extrême-Orient (entre 1945-1954) sont concernées.
ANNEXE :
Le 2° Dragons de l'Armée de Terre est la seule unité à être décorée de la Médaille

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Croix du Combattant Volontaire 14-18





C'est à la demande des associations d'anciens combattants que cette distinction fut créée, non sans mal, puisque dans un premier temps, la médaille commémorative de la guerre de 1914/18 (créée le 20 juin 1920) semblait répondre à cette démarche grâce à la particularité d'une agrafe spéciale portant la mention " Engagé volontaire ". Après de très longues démarches, 17 ans après le conflit, la croix du combattant volontaire fut créée par la loi du 4 juillet 1935, suivie du décret d'application du 28 novembre 1935.

Ruban : vert, avec, au milieu, une bande rouge et sur les bords, une bande jaune pour rapeller les couleurs de la Légion d'honneur, de la Médaille militaire et de la Croix de guerre).

Médaille : croix de bronze due au graveur Vernon, avec à l'avers la tête d'un poilu au centre du médaillon avec l'inscription " République française ", le tout reposant sur une épée et un fond de feuillage de lauriers. Au revers l'inscription " Combattant volontaire 1914-1918 "

La Croix du combattant volontaire de la guerre 14/18 est considérée comme un titre de guerre pour concourir pour l' Ordre de la légion d'honneur, de la Médaille militaire ou l'Ordre national du Mérite.

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Croix du Combattant Volontaire 39-45





Cette décoration est l'équivalent de celle dont bénéficiaient les combattants de la Première Guerre mondiale. C'est à la demande des associations d'Anciens combattants que l'État fixe par une loi du 4 février 1953, assortie d'un décret d'application du 19 novembre 1955, l'attribution de la Croix du combattant volontaire 1939-1945.

Ruban : de couleur rouge, avec une bande médiane verte et deux bandes latérales jaune.

Médaille : à l'avers; idem à celle de 1914/18. Au revers les dates 1939-1945.

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Croix du Combattant Volontaire de la Résistance




HISTORIQUE

Cette croix a été crée en 1954.

Elle a été délivrée à tous les détenteurs de la carte de combattant volontaire de la résistance (crée en 1949), qui elle-même s'obtient selon les critères suivants :

1. "les titulaires de la carte de Déporté-Résistant ou d'Interné-Résistant reconnus comme combattant volontaire de la Résistance."

2. "les personnes exécutées, tuées ou blessées pour un acte qualifié de résistance."

3. "les personnes qui se sont mises à la disposition d'une formation de la résistance, reconnue comme unité combattante et qui ont effectivement combattu pendant 90 jours au moins au sein des Forces Françaises Combattantes (F.F.C. ) ou des Forces Françaises de l'Intérieur ( F.F.I. ) ou de la Résistance Intérieure Française ( R.F.I. )."

4. "les personnes qui, ayant appartenu pendant 90 jours, avant le 6 juin 1944, aux F.F.C., F.F.I. ou à la R.F.I. dans une zone occupée par l'ennemi, présentent deux témoignages de personnes notoirement connues pour leur activité dans la Résistance française."


Ruban :
noir rayé de vert et bordé de rouge.

Médaille : avers : une croix de Lorraine, reposant sur une croix ornée de lauriers, le tout en bronze ;

revers : la mention "Combattant volontaire résistance".


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Croix du Combattant Volontaire.




En 1983, une croix du combattant volontaire fut crée, qui n'était plus spécifique à un conflit.

Cette croix abolit la croix de 1939-1945 en la remplaçant.

Les critères d'obtention sont les mêmes que pour les autres croix du combattant volontaire.

La médaille se présente sous la même forme que la croix 1939-1945, mais le ruban est orné d'agraphes indiquant le conflit pour lequel le récipiendaire s'est engagé :

"1939-1945", "Corée", "Indochine" et "Afrique du Nord".

Le revers de la médaile ne présente aucune date

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 Croix du Combattant



HISTORIQUE :

Création par la loi du 19 décembre 1926 d’une carte du combattant et un second texte daté du 28 juin 1930 souhaite la création d’une médaille qui pourrait être destinée et portée par tous les mobilisés de la guerre de 1914-1918 et signaler tous ceux qui, au péril de leur vie ont défendu la patrie. Des textes administratifs promulgués ultérieurement étendent son attribution aux anciens combattants des guerres 1939-1940, T.O.E, Indochine et Afrique du Nord.

Au lendemain de la grande guerre les associations d’anciens combattants soutenues par de nombreux parlementaires oeuvraient pour faire reconnaître par la nation un statut particulier à ceux qui ont participé aux combats.

Huit ans après l’armistice leur action furent couronnée de succès

La loi du 19 décembre 1926 a créée la carte du combattant au profit des personnes relevant de l’office national du combattant : anciens combattants de 1914-1918, de 1870-1871 et des campagnes coloniales antérieures au premier conflit mondial.

Quelques années plus tard, la loi du 28 juin 1930 a tout naturellement crée un insigne officiel dénommé « Croix du Combattant » au profit des titulaires de cette carte.

Mais il faut attendre un décret du 28 mars 1941 pour que naisse la Croix du Combattant de la guerre de 1939-1945 ..

Une ordonnance du gouvernement provisoire de la république en date du 7 janvier 1944 modifia ce dernier texte en précisant en particulier que la Croix du Combattant de la guerre de 1939-1945 est identique à celle de la guerre de 1914-1918.

La loi du 18 juillet 1952 étend au profit des combattants d’Indochine et de Corée le bénéfice des dispositions relatives aux combattants de la guerre de 1939-1945.

Plus près de nous, la loi du 9 décembre 1974 a donné vocation à la qualité de combattant aux personnes ayant participé aux opérations effectuées en Afrique de Nord entre le 1er janvier 1952 et le 2 juillet 1962.

Enfin, un arrêté du 12 janvier 1964 a ouvert le droit à la carte du combattant à ceux qui ont participés aux opérations pour actions menées dans les milieux suivants : Cambodge, Cameroun, Golfe, Irak, Liban, Madagascar, Mauritanie, Suez, Somalie, Tchad, Yougoslavie, Zaire, Republique Centrafricaine.

BÉNÉFICIAIRES :

Seuls les personnels mobilisés, titulaires de la carte du combattant (loi du 28/06/1930) sont autorisés à porter cette distinction.

Un texte particulier précise les différentes catégories de bénéficiaires pour chaque conflit ou opérations militaires.

CONDITIONS D'OBTENTION :

Fixées par un texte particulier pour chaque conflit ou opérations militaires, en ce qui concerne l’octroi de la carte du combattant et donne de facto le droit au port de la Croix du Combattant.

La règle générale veut que les postulants justifient de trois mois consécutifs ou non de services accomplis en unité réputée combattante ou assimilée combattante.

En cas de blessure de guerre ou contractée en service au sein de ces mêmes unités, la condition de délai n’est pas retenue.

Des bonifications sont accordées aux titulaires de citations individuelles pour une durée de temps limitée ; une citation vaut généralement dix jours de service en unité combattante.

LA DISTINCTION :

Ruban : De couleur bleu horizon d’une largeur de 36 mm et coupé dans le sens de la longueur par sept raies de couleur rouge garance de 1,5 mm.

Médaille :

Avers, croix de bronze pattée à quatre branches monobloc dut au graveur Douminc et retenu par le jury présidé par André Maginot.

Modèle de 1914-1918 et 1939-1945 d’un module de 36 mm avec en son centre, l’effigie gauche d’une République coiffée d’un casque Adrian ornée de branches de lauriers entourée de l’inscription « République française ».

Revers, un glaive pointe en bas, des rayons entourant la partie haute au niveau de la poignée et l’inscription « Croix du Combattant » qui figure en arc de cercle aux deux tiers inférieurs du médaillon central.

La croix est suspendue au ruban par un anneau articulé.

Réalisée à l’origine en bronze patiné, elle est actuellement confectionnée en bronze brut d’aspect brillant.

Modèle de 1939-1940 (période de Vichy)

Le gouvernement de Vichy a institué par un décret du 28 mars 1941 un nouveau modèle de la Croix du Combattant.

Le ruban de fond bleu ciel porte sur les bords une bande noire de 5 mm et au centre trois bandes noires de 2 mm, espacées de 5 mm.

Au revers sur la médaille figure l’inscription « 1939-1940 ».

A noter que le port de cette croix est interdit par une ordonnance du 7 janvier 1944.

PROTOCOLE de REMISE :

La Croix du Combattant est remise lors d’une prise d’armes dans des conditions identiques à celle d’une croix de guerre.

La formule précédent la remise de l’insigne est :

« Grade, nom, prénom, Nous vous décernons la Croix du Combattant de ….. ».



PARTICULARITES :

Avantages pour les titulaires de cette décoration :

- retraite du combattant versée à ceux qui sont âgés de soixante cinq ans,
- possibilité de constituer une retraite mutualiste dont la rente est majorée et revalorisée par l’Etat ;
- allocation pour les Anciens Combattants d’Afrique du Nord, chômeurs depuis un an au moins et âgés de plus de cinquante-cinq ans ;
- demi-part supplémentaire pour le calcul de l’impôt sur le revenu pour ceux âgés de plus de soixante-quinze ans ;
- gratuité des transports régionaux (surtout en Ile de France) à partir de soixante ans ;
- prêts de l’Office National des Anciens Combattants (ONAC), accueil en maison de repos pour les plus de soixante ans.

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La médaille de la Reconnaissance française


" Instituée pour récompenser les civils qui avaient accompli des actes de dévouement pendant la guerre de 1914-1918, la médaille donna lieu à la création de plusieurs commissions par arrêté du 13 juillet 1917 et siègeant au Ministère de la Justice.

Il existe un autre modèle.

Reprise par décret du 14.09.1945, pour la Guerre de 1939-1945.

Échelons : vermeil, argent et bronze

N'est plus attribuée depuis le 14.02.1959

Environ 15 000 médailles ont été officiellement remises

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La Médaille de la reconnaissance de la nation



Décret no 2002-511 du 12 avril 2002 portant création de la médaille de reconnaissance de la Nation

" Il est institué pour les titulaires du titre de reconnaissance de la Nation(T.R.N) une médaille dite " médaille de reconnaissance de la Nation ".

" La médaille de reconnaissance de la Nation, dont le modèle est déposé à l'administration des Monnaies et médailles, est en bronze et d'un module circulaire de 34 millimètres de diamètre comportant à l'avers l'effigie de la République et l'exergue circulaire " République française ". Au revers, figure un bouquet de feuilles de chêne surmonté de l'inscription " Médaille de reconnaissance de la Nation ".

La médaille est suspendue à un ruban de couleur sable comportant des chevrons bleu indigo d'une largeur de 3 millimètres. Ce ruban est orné d'agrafes en métal blanc portant l'indication du conflit, des opérations ou missions tels qu'ils sont définis par le code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre et au titre desquels a été attribué le titre de reconnaissance de la Nation :

- agrafe " 1914-1918 "
- agrafe " 1939-1945 "
- agrafe " Indochine "
- agrafe " Afrique du Nord "
- agrafe " Opérations extérieures "

La barrette est composée d'un ruban de couleur sable avec trois chevrons bleu indigo d'une largeur de 2 millimètres. Le ruban de boutonnière est de couleur sable avec des bandes bleu indigo en diagonale d'une largeur de 1 millimètre.

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Médaille d'Afrique du Nord



HISTORIQUE :

Trente-cinq ans après la fin des opérations de maintien de l'ordre en Afrique du Nord, de nombreuses personnes qui y avaient participé ne remplissaient toujours pas les conditions pour obtenir la Croix du Combattant. Il s'avérait donc nécessaire pour le gouvernement de témoigner sa reconnaissance pour les services rendus. La Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l'Ordre, créée dès 1958, se contentait de signifier un délai de participation. La Médaille d'Afrique du Nord, créée par un décret du 29 avril 1997, répond à ce besoin et concrétise par une décoration un diplôme dénommé Titre de Reconnaissance de la Nation, crée par la loi du 21 décembre 1974. Il est à noter que l'obtention de ce titre a été étendu à d'autres conflits, avec un diplôme d'une facture différente.

BÉNÉFICIAIRES & CONDITIONS D'OBTENTION :

La Médaille d'Afrique du Nord est portée sans autre formalité par toute personne, civile ou militaire, titulaire du Titre de Reconnaissance de la Nation délivré pour des opérations menées en Afrique du Nord.

CONDITIONS de CONCOURS :

Il s'agit en fait des conditions d'obtention du Titre de Reconnaissance de la Nation qui donne droit automatiquement au port de la Médaille d'Afrique du Nord.

Les demandes sont à adresser à l'autorité militaire détentrice des pièces matriculaires du candidat qui vérifie les services de l'intéressé avant transmission à l'Office National des Anciens Combattants, chargé de délivrer le diplôme. Ce diplôme est orné d'une Croix du Sud, dite aussi saharienne, brochant sur un fond tricolore.

LES BÉNÉFICIAIRES sont : - les personnes de nationalité françaises qui, à titre militaire ont servi dans une formation régulière stationnée en Algérie, au Maroc ou en Tunisie ou ont été mises à disposition de l'autorité civile pour servir dans une Section Administrative Spécialisée, une Section Administrative Urbaine ou un Centre Administratif Saharien ;

- les personnes ayant servi dans la Légion Étrangère dans les mêmes conditions que ci-dessus, quelle que soit leur nationalité. La nationalité française du candidat s'apprécie au jour de la demande d'attribution du Titre. Les membres des Forces Supplétives doivent posséder la nationalité française à la date de présentation de la demande ou être domiciliés en France à la même date.

Les services doivent avoir été accomplis pendant au moins 90 jours consécutifs ou non, au cours de l'une des périodes suivantes :

- Algérie : du 31 octobre 1954 au 2 juillet 1962 inclus ;
- Maroc : du 31 juin 1953 au 1 mars 1956 inclus ;
- Tunisie : du 1 janvier 1952 au 19 mars 1956 inclus.
L'obtention de la Médaille Commémorative des Opérations de Sécurité et de Maintien de l'Ordre est indépendante de ce titre : les périodes retenues sont plus longues et étendues à la Mauritanie.

Aucune durée de séjour n'est exigée des personnes ayant été évacuées pour blessure reçue ou maladie contractée au cours de ces mêmes périodes.

LA DISTINCTION : - Ruban : couleur sable comportant des chevrons bleu indigo d'une largeur de 3 mm.

- Médaille : ronde, en bronze doré, avec une Croix du Sud, entourée de l'inscription "République Française", au revers : un bouquet de feuilles de chêne surmonté de l'inscription "Médaille d'Afrique du Nord".

- Barrette : ruban de couleur sable avec trois chevrons bleu indigo d'une largeur de 2 mm.

PARTICULARITÉS : Les titulaires du Titre de Reconnaissance et de la Nation (donc de la Médaille d'Afrique du Nord) bénéficient des mêmes avantages que les titulaires de la Croix du Combattant en ce qui concerne la constitution d'une retraite complémentaire exonérée d'impôts, revalorisée gratuitement tous les ans et assortie de majorations de l'État, mais sans avoir vocation à la retraite du combattant.

Décret du 12 Avril 2002 portant création de la Médaille de Reconnaissance de la Nation:

" A compter de l'entrée en vigueur du présent décret, la médaille d'Afrique du Nord créée par décret du 29 avril 1997 susvisé cesse d'être délivrée.

Les titulaires actuels de cette décoration continuent à jouir des prérogatives y attachées."




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La médaille des blessés militaires




Tout d'abord quelques éléments chiffrés : sur plus de huit millions de français mobilisés au cours de la première Guerre Mondiale, trois millions furent blessés et la moitié d'entre eux le furent deux fois et plus.

La loi du 27/07/1916 crée un insigne des blessés militaires, qui n'était qu'un simple ruban de 10 mm portant autant d'étoiles d'émail rouge que de blessures reçues. Transformé de manière non officielle, il est devenu la médaille des blessés militaires, dont il existe de nombreuses variantes (formes et attaches).

Insigne : Etoile émail rouge de 25 mm entourée d'une couronne mi-laurier, mi-chêne.

Ruban : Sept raies verticales, une rouge centrale, une jaune de part et d'autre et deux raies bleues.

Sur le ruban chaque blessure est représentée par une petite étoile d'émail rouge.

Le législateur a pensé aussi aux blessés civils en créent un insigne identique à l'exception de la couleur de l'étoile qui est blanche.


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La médaille du Maroc



Le but de cette médaille, crée par la Loi du 22/07/1909 était de récompenser les personnes ayant pris part à toute opération effectuée au Maroc entre 1907 et 1909 puis 1912.

Insigne : en argent signée G.Lemaire.La bélière est formée de deux palmes d'olivier surmontées d'un croissant.

Ruban: vert , troies raies blanches.

Agraphes possibles: Casablanca, Oudja, Haut-Guir, Maroc sur barettes en argent de style oriental

Pour les opérations ultérieures à 1912, la médaille du Maroc fût remplacée par la médaille coloniale avec agraphe Maroc ou Maroc 1925-1927.

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Médaille commémorative des services Volontaires dans la France Libre





HISTORIQUE & MODALITÉS D’ATTRIBUTION

La Médaille commémorative des Services Volontaires dans la France Libre a été créée par le décret du 4 avril 1946, sur proposition du général De LARMINAT, qui, dans un rapport destiné au ministre des Armées en 1945, estimait que s’il convenait d’attribuer raisonnablement la Médaille de la Résistance, il était indispensable d’instituer une médaille commémorative qui serait une récompense méritée et hautement appréciée surtout des humbles, des petits qui ont obscurément servi, soutenus par la flamme intérieure de la Résistance française.

La médaille était remise accompagnée d’un diplôme nominatif portant, parfois, un texte signé du général De GAULLE : « Répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. Vous avez été de l’équipe volontaire des bons Compagnons qui ont maintenu notre pays dans la guerre et dans l’honneur. Vous avez été de ceux qui,au premier rang, lui ont permis de remporter la Victoire ! Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement,simplement, au nom de la France ! 1er septembre 1945. »

Le droit au port de cette médaille fut reconnu à toute personne pouvant justifier leur qualité de membre des Forces Française Libres.

La reconnaissance de la qualité de membre de la «France Libre » était faite par une commission présidée par l’officier supérieur, chef de l’organe central des ex-F.F.L. et comprenant :

¨ un officier de chacune des trois armées ;

¨ un représentant de la Marine marchande ;

¨ un représentant du ministre des Colonies ;

¨ un représentant des services civils de l’ancien Comité national de Londres ;

¨ un représentant des réseaux de renseignements et d’action affiliés au Comité national de Londres ;

¨ un membre du secrétariat du conseil de l’Ordre de la Libération.

Cette décoration remise à 13 469 titulaires, n’est plus décernée ( forclusion ) depuis le 7 juillet 1958.

BÉNÉFICIAIRES

La Médaille commémorative des Services Volontaires dans la France Libre récompensait les services volontaires rendus par les personnes civiles et militaires, françaises ou étrangères ayant :

¨ pour les militaires, contracté un engagement dans les Forces Françaises Libres antérieurement au 1er août 1943 ;

¨ pour les civils, effectivement servi la France Libre sur les territoires soumis à l’autorité du Comité national de Londres et dans les pays étrangers antérieurement au 3 juin 1943.

CARACTÉRISTIQUES

RUBAN

Largeur de 36 mm.Bleu marine, coupé obliquement par des raies rouges de 2 mm,espacées entre elles de 4 mm.

Une petite croix de Lorraine en argent était fixée au centre de la barrette.

INSIGNE

En forme de croix de Lorraine en bronze argenté de 40 mm de hauteur et 32 mm de largeur.

Sur l’avers : l’inscription FRANCE LIBRE.

Sur le revers : les dates 18 JUIN 1940 et 8 MAI 1945 respectivement inscrites sur les traverses supérieures et inférieures de la croix de Lorraine.

La bélière fixe était de forme rectangulaire.

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La Médaille commémorative française de la Guerre 1939-1945





La Médaille commémorative française de la Guerre 1939-1945 a été créée par le décret du 21 mai 1946.

Ruban : bleu clair, coupé en son milieu et dans le sens vertical par des V (symbolisant le V de la Victoire) de couleur rouge ; bordé des deux côtés d'une bande verte liserée de deux filets rouges.

Médaille : en bronze, de forme hexagonale, portant un coq,ailes déployées, se détachant de trois quart à droite et tourné vers la gauche, sur une croix de Lorraine et dressé sur une chaîne brisée. Au revers sont inscrits les mots " République Française " et au-dessous " Guerre 1939-1945 ".

Barrettes : il en existe douze pour les divers territoires ou zones d'opérations.


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La Médaille commémorative de la Campagne d'Italie



Après la libération de la Tunisie, le 15ème groupe d'armées du général Alexander attaque la péninsule italienne. Il est composé de la VIIIème Armée Britannique (avec le corps polonais du général Anders) et de la Vème Armée Américaine (avec le corps expéditionnaire français du général Juin). Les troupes françaises (dont la moitié des effectifs sont algériens, marocains et tunisiens) jouent un rôle prépondérant et remportent entre autres la bataille du Garigliano, en mai 1944, ouvrant aux Alliés les portes de Rome. Lors de la création de la Médaille commémorative de la Guerre 1939-1945,une barrette " Italie " était réservée aux anciens du corps expéditionnaire français. Mais la loi du 1er avril 1953 créa une médaille spécifique commémorant cette campagne.

Ruban : coupé verticalement de sept raies rouge clair alternant avec six raies blanches.

Médaille : ronde, en bronze argenté, portant un coq gaulois, tourné vers la droite brochant sur un soleil rayonnant.En exergue, les mots " Corps expéditionnaire Français d'Italie - 1943-1944 ". Une couronne de lauriers en bordure formant relief des deux côtés. Au revers, la même couronne de lauriers en relief, avec au centre les initailes " CEF " surmontant une étoile et autour les mots "République Française".

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La Médaille commémorative de la Campagne d'Indochine


Lors du conflit indochinois, la Croix de Guerre des T.O.E récompensait les actions d'éclat individuelles. Mais, il fallait laisser à tous les combattants une marque tangible de leur participation à cette campagne lointaine. Le gouvernement créa le 1er août 1953 une Médaille commémorative de la Campagne d'Indochine destinée à être attribuée tant aux combattants des formations régulières qu'à ceux des forces supplétives.

Ruban : sept raies jaunes et vertes alternées, bordé de vert des deux côtés.

Médaille : ronde, en bronze, un naja à sept têtes supporte un cartouche rectangulaire où est marquée l'inscription " Indochine " en relief, avec au-dessus un éléphant tricéphale, entouré des mots " République Française " ; au revers, une couronne de chêne et de laurier entourée de l'inscription " Corps Expéditionnaire Français d'Extrême-Orient ".

Bélière : un dragon tortillé.

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La Médaille commémorative Française des Opérations de l'Organisation des Nations Unies en Corée


Le 25 juin 1950, la Corée du Nord, soutenue par la Chine,franchit la frontière de la Corée du Sud. Les Etats-Unis,sous l'égide de l'O.N.U., envoyèrent leurs unités stationnées au Japon. La France décida de s'adjoindre à ces opérations en envoyant en Corée un corps faiblement instruit d'environ mille volontaires, aux ordres du général Madrin-Vernerey, dit Monclar, inspecteur de la Légion Etrangère et l'un des premiers volontaires. En pleine campagne d'Indochine, la France ne pouvait qu'apporter un appui symbolique au général Mac Arthur, commandant des forces de l'O.N.U. en Corée. Mais ce bataillon eut une conduite exemplaire ; après la suspension des hostilités, il fut envoyé en Indochine.

Le décret du 8 janvier 1952 institua une médaille commémorative.

Ruban : aux couleurs de la France et de l'O.N.U. disposées en rayures verticales.

Médaille : ronde, en bronze, au centre les armes de la Corée enfermées dans une figure géométriques à huit lobes, ces armes sont posées sur une torchère enflammée dont l'extrémité est rattachée à la bélière et dépasse vers le haut ; le tout est posé sur un fond guilloché (c'est-à-dire rayé) rayonnant et entouré de deux rameaux d'olivier. Au revers, l'inscription " Médaille commémorative Française des Opérations de l'Organisation des Nations Unies en Corée ", entourée des mots " République Française ".

Bélière : formée d'un motif symbolisant l'architecture de la toiture d'une petite pagode.

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Médaille commémorative des opérations de Maintien de l'Ordre en AFN



Les opérations de sécurité et de maintien de l'ordre engagées en Afrique du Nord et en Mauritanie ont un caractère spécial, du fait qu'elles se sont déroulées dans quatre territoires très différents :

l'Algérie surtout, divisée en départements français, avant d'acquérir son indépendance le 1er juillet 1962,

le Maroc, protectorat (mais administré directement par la France depuis 1912) dont l'indépendance est reconnue en mars 1956,

la Tunisie, protectorat devenu totalement indépendant le 20 mars 1956

la Mauritanie, colonie devenue en 1946 territoire d'outre-mer et qui acquiert son indépendance complète en 1960 après un processus d'autonomie interne.

La Médaille commémorative est créée par le décret du 11 janvier 1958.

Cette médaille commémorative est la plus importante actuellement par le nombre de personnes qui en ont été décorées. L'estimation était de deux millions environ en 1992, du fait de la participation aux opérations de plusieurs contingents d'appelés et de rappelés.

Ruban : raie écarlate à chaque extrémité puis en allant vers le centre deux raies symétriques, l'une blanche, l'autre écarlate. La raie centrale est bleue.Toutes les raies sont disposées verticalement.

Médaille : ronde, en bronze, portant l'effigie d'une République casquée, cuirassée à l'antique,entourée des mots : " République Française ". Au revers, l'inscription " Médaille Commémorative Opérations de Sécurité et Maintien de l'Ordre ", dans une couronne ouverte composée de branches de laurier et de chêne ; avec à gauche la signature des artistes.

Agrafes : il y en a cinq (Tunisie, Maroc, Algérie, Sahara,Mauritanie), elles sont en bronze et leur cumul est possible.

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La Médaille commémorative Française des Opérations du Moyen-Orient




Le 30 octobre 1956, la France et la Grande-Bretagne envoient un ultimatum à l'Egypte et à Israël en guerre, afin de préserver la paix au Moyen-Orient. Ils leur ordonnent de retirer leurs troupes de chaque côté du canal de Suez. L'Egypte refusant, des forces franco-britanniques débarquent à Port-Saïd et à Port-Fouad ; elles occupent la zone du canal jusqu'à l'arrivée des unités de l'O.N.U. Le corps expéditionnaire français est commandé par le général Beauffre pour l'armée de terre et l'amiral Barjot pour la Marine nationale. Un décret du 22 mai 1957 crée la médaille commémorative.

Ruban : bleu, coupé dans le sens de la longueur de trois raies jaunes.

Médaille : ronde, en bronze, portant l'effigie d'une République casquée, cuirassée à l'antique,entourée des mots " République Française " ; au revers, l'inscription " Médaille Commémorative Française des Opérations du Moyen-Orient 1956 ".

Bélière : deux branches de laurier entourant un croissant.

Agrafe : en bronze, portant l'inscription " Moyen-Orient ".

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La Médaille Commémorative Française


Le souci d'éviter une inflation du nombre des distinctions aboutit au décret du 9 octobre 1995 portant la création d'une Médaille Commémorative Française assortie d'agrafes correspondant aux théâtres d'opérations concernés. Cette médaille peut être décernée aux personnes civiles mises à la disposition de l'autorité militaire ou prenant part, en raison de leur fonction ou de leur emploi, aux missions concernées.Elle peut aussi être décernée aux étrangers, civils ou militaires, ayant servi sous commandement français et sous réserve de l'agrément de leur gouvernement.

Ruban : sept raies rouges et bleu clair alternées,bordé de part et d'autre d'un liseré vert.

Médaille : en bronze, elle porte à l'avers,l'effigie de la République avec les mots " République Française " et au revers, l'inscription " Médaille commémorative Française ".

Agrafes : elles prennent place sur le ruban et portent l'inscription rappelant le théâtre d'opérations concerné.
L'agrafe " Ex-Yougoslavie " a été créée par arrêté du 21 décembre 1995.
L'agrafe " Haïti " a été créée par arrêté du 11 février 1997.
L'agrafe " Albanie " a été réée le 12 septembre 1997.

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La Médaille des Services Militaires Volontaires



L'une des caractéristiques de la Première Guerre Mondiale ut d'avoir été une guerre de masse entainant des hommes mobilisables au combat.

Depuis, les réservistes ont tenu en France une place prépondérante dans la Défense nationale, notamment en ce qui concerne la formation des cadres de réserve,officiers et sous-officiers.

Afin de récompenser leur volontariat lors des périodes et séances d'instruction, un décret du 13 mai 1934 créa la Croix des Services Militaires Volontaires.

Monteil, ancien ministre, appuya une initiative de l'Union Nationale des Officiers de Réserve et déposa en 1953 un projet de loi tendant à créer un Ordre du Mérite Militaire.

Ce fut chose faite cinq ans plus tard (loi du 22 mars 1957), mais il fut supprimé par le décret du 3 décembre 1963 qui créait l'Ordre National du Mérite et éteignait de ce fait seize Ordres de Mérite et d'Outre-Mer.

Douze ans après, un décret du 13 mars 1975 créait la Médaille des Services Militaires Volontaires,décoration commune à toutes les armées.

Cette distinction est décernée, à titre normal,aux personnels militaires n'appartenant pas à l'armée d'active qui accomplissent des services particulièrement honorables au titre de l'information, de l'instruction et du perfectionnement des réserves, du recrutement, de la préparation militaire ainsi que de l'activité au sein des associations.

Elle est décernée, à titre exceptionnel, aux personnels militaires, appartenant ou non à l'armée active, qui se sont signalés par la qualité particulière des services rendus. Pour les personnels militaires d'active les services rendus doivent être bénévoles,être effectués en dehors des activités professionnelles normales et ne pas avoir fait l'objet d'une rétribution particulière.

Elle comporte trois degrés : bronze,argent, or.

Ruban : bleu outre-mer, partagé par une bande médiane rouge foncé.

Le ruban est bordé d'un liseré blanc sur chaque côté pour la médaille d'argent, il est bordé d'un liseré jaune et comporte une rosette pour la médaille d'or.

Médaille :ronde, avec le profil de la République, coiffée d'un bonnet phrygien et l'inscription : "République Française"

au revers, l'insigne des Forces Armées (une épée, pointe haute, deux ancres entrecroisées et deux ailes) et les mots : " Services Militaires Volontaires ".

Elle est en bronze, argent ou or, suivant le degré obtenu.

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La Médaille de la Défense Nationale


Cette décoration a été créée par Charles Hernu, ministre de la Défense, en reprenant une idée du Général de Boissieu, Grand Chancelier de la Légion d'Honneur, ancien chef d'Etat-Major de l'Armée de Terre.

Son instauration s'explique par le double souci de récompenser les militaires effectuant le service national et pour les militaires du service actif, d'occuper et dans certains cas de réduire les délais d'obtention d'un des ordres nationaux ou de la Médaille Militaire.

Créée par décret du 21 avril 1982, la Médaille de la Défense Nationale récompense les services particulièrement honorables rendus par les militaires à l'occasion de leur participation aux activités opérationnelles ou de préparation opérationnelle des armées ainsi que les interventions au profit des populations.

Elle peut être décernée, par décision personnelle du ministre, aux civils et aux étrangers ayant rendu des services particulièrement honorables à la France et à ses armées.

La médaille comporte trois échelons :

bronze, argent, or.

Ruban : de couleur rouge foncé, il est partagé par une bande médiane de couleur bleu outre-mer.

En bordure, un liseré blanc pour la médaille d'argent,jaune pour la médaille d'or.

Médaille : elle porte l'effigie de la Marseillaise de Rude avec la mention " République Française ". Revers :bonnet phrygien et inscription : " Armée-Nation " ainsi que
"Défense Nationale ".

Agrafes : la médaille comporte des agrafes qui prennent place sur le ruban. Celles-ci portent des mentions géographiques ou de spécialités.

La médaille peut être décernée à titre posthume.

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Sources :www.defense.gouv.fr - http://fr.wikipedia.org -WWW.Quid.fr -

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